30.04.17

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C’est en écoutant Joseph babiller que je me suis aperçu que mes pages, celles que chaque matin, celles que j’écris même en classe, sur un coin de table, un quart d’heure avant que la porte ne s’ouvre, n’étaient pas faites. Je me suis dit que ce n’était pas grave, que je les écrirais ici et qu’importe le ton décousu, ce sera un instantané du week-end et de l’état actuel de ma tête, bordélique à souhait.

ça ne va pas, non c’est clair. J’attends ma nomination comme un condamné devant la guillotine car je sais (oh combien) que ce que le oui entraînera. Dépenses, stress, fatigue, un énième été d’horreur ou l’on se demande comment on arrive à se lever le matin. Enchaîner ensuite sur un poste à responsabilité (deux classes oui mais quand même), beaucoup de travail, plus d’école et moins de bébés, est-ce vraiment ça que je souhaite ?

F. est rentré ravi de sa randonnée entre homme : Fréhel, Fort Lalatte, Saint Cast le Guildo. Des paysages à tomber de la falaise, un temps génial et même une traversée par la grève. Moi, j’ai passé la journée avec les petits et mes parents, restaurant et même shopping, plus quelques heures de travail pour me libérer de ces évaluations à préparer : la gloire. Du coup je n’étais pas trop trop jalouse (mais un peu quand même). Je suis allée le chercher au port avec les enfants, on a bu une pression dans un bar chic, face à la mer et c’était bien. On commence doucement à se dire que la côte c’est pas si mal (pourquoi pas Erquy ?) et qu’on finira par l’avoir ici, notre petite maison à nous.

Je crois que je suis fatiguée de tout ça, de ces deux ans de galère, de corvée et de l’ultime échec de l’année dernière. Parallèlement, les choses se rapiècent doucement d’elles-même, les problèmes de sous s’estompent et peu à peu se dégage un horizon plus serein et ensoleillé. Alors moi aussi, il faut que je change, que je mette un point final à mon errance interne, que je me guérisse enfin. Je crois que je vais l’appeler ce bon monsieur et transmettre la lettre que je tiens celée dans un de mes carnets.

En ce moment, on parle beaucoup d’avant. Avant la maison, avant les bébés. On se rappelle les bars, la musique, l’écriture, les copains, les dimanches après-midi. On se rappelle ces années là. On tait la suite : les déménagements, la fin de l’insouciance et mes grossesses difficiles (terrain miné, pas besoin d’y revenir) et on se dit que le meilleur est devant nous, puisqu’elle revient sans que l’on la calcule vraiment, cette espèce de lune de miel avec deux compagnons de route. Quelque chose qui racle un peu moins qu’avant, la vie, peut être.

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