Capillotractée.

Depuis que je me promène avec un ventre conséquent (et les problèmes qui en découlent pour m’habiller de manière à peu près convenable), je me questionne beaucoup sur mon corps, et plus généralement mon apparence. Il faut savoir qu’en l’espace de dix ans, j’ai changé régulièrement de look et de coiffure (et pas toujours à mon initiative). Ces derniers temps, avec la fatigue de la grossesse, les soucis de l’Archi et un petit bonhomme de 18 mois, je me suis complètement perdue de vue. Physiquement en particulier. La grossesse dilue les repère que l’on a de soi, on n’habite plus qu’un corps mouvant, provisoire. Peut être est-ce pour cela que cette question de l’identité visuelle, de l’image de soi me taraude.

 En fouillant un peu dans les limbes de mon portable, j’ai retrouvé de vieilles photos.

Cheveux1

Celle-ci par exemple a presque 10 ans. Je l’aime beaucoup. Mes cheveux étaient alors au top du top (et vu le temps d’entretien hebdomadaire, ils avaient plutôt intérêt). Par la suite, avec mon arrivée dans l’enseignement, la surcharge de travail qui s’en est suivie, j’ai abandonné les soins et l’état de mes cheveux s’est franchement dégradé. Sous influence, j’ai coupé, de plus en plus court. Faute de temps, par flemme aussi, j’ai abandonné les soins naturels (shampoings maisons, hennés, masques…) qui leurs réussissaient si bien au profit des cosmétiques chimiques, moins contraignants.

Depuis, j’ai les cheveux courts et je suis nostalgique.

Les cheveux très longs étaient une forme de signature physique et une composante importante de mon corps. Les couper, acte nécessaire car ils étaient en très mauvais état, a aussi été une forme de renoncement, besoin à un moment donné de rentrer dans le rang, de prouver une assise, une maturité (#tunetrompespersonnetusais), de faire plaisir à l’autre aussi. Ce n’est pas franchement l’exemple que j’ai envie de donner aujourd’hui.

Cet article me renvoie à la grande époque où la question me passionnait (j’étais à l’époque membre active d’un forum dédié intégralement au sujet). Malgré mon net relâchement de ces dernières années et mes hérésies capillaires, j’ai quand même conservé une bonne culture en la matière et quelques années supplémentaires m’ont apporté un peu de recul. A l’heure actuelle, j’aimerai bien récupérer ma longueur d’antan tout en disposant de dix fois moins de temps pour l’entretenir. Il va donc falloir faire les bon choix parmi un large champ de pratiques possibles tout en sachant qu’avec le déménagement, l’arrivée de Jeanne et la reprise du travail, passer trois heures à m’occuper de mes cheveux (ou de tout autre partie de mon anatomie d’ailleurs) est totalement exclu.

Quelques pratiques éprouvées que je souhaite reprendre :

  • Le brossage : matin et soir, les cheveux respirent et c’est très relaxant.
  • Les bains d’huile avant le shampoing : il suffit que je pense à le faire.
  • Le rhassoul : produit polyvalent (peau et cheveux), qui me réussissait très bien. En plus, l’Archi pourra aussi l’utiliser.
  • Acheter des shampoings et après-shampoings bio en gros volumes : moins chers, plus écologiques, plus sains, customisables à l’infini.
  • Les coupes programmées en fonction des phases lunaires : si ça ne fait pas de bien, ça ne fait pas de mal non plus.

Quelques pratiques pas forcément judicieuses à oublier :

  • Dévaliser Aroma-zone : coûteux, superficiel et inutile. De bons produits de bases et deux trois actifs suffisent amplement.
  • Le henné : mille fois hélas. Mais je n’ai plus le temps de l’entretenir correctement (la couleur vire assez vite) et je dois redoubler de soin pour éviter de me retrouver avec de la paille. Sans parler du fait que la couleur est irréversible.
  • Les rinçages à la bière de punks : j’avais l’air fine à la caisse avec mes lunettes, ma jupe à fleurs, mon cartable et mes douze Bavaria (c’était le bon temps). C’était génialissime en terme d’effet (brillance, douceur…) mais alors l’odeur…
  • Aller régulièrement chez le coiffeur : défaut majeur de la coupe courte, c’est assez dispendieux.
  • Éliminer mes fourches une par une aux ciseaux à broder : plus le temps ni l’envie.

Pour conclure, ayant envie de retrouver une bonne longueur, je vais devoir apprendre à survivre avec une coupe approximative un bon bout de temps et apprendre à porter des foulards et des barrettes pour cacher la misère. Il va également falloir consacrer quelques minutes de temps en temps à des soins très simples pour conserver des cheveux en bon état que je n’aurais pas à couper. Le plus dur au final, ça risque d’être de patienter.

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2 réflexions au sujet de « Capillotractée. »

  1. clémence

    Waouh cette crinière! Je fais du henné (pour la couleur plutôt que le soin) quand j’ai le temps, et c’est à peu près tout… même si des cheveux longs longs longs c’est vaguement mon but! J’essaie d’expier toutes ces années de cheveux courts que mes parents m’ont imposé, toute petite jusqu’à 13 ans! (brrr!)

    Répondre
    1. Fileuse Auteur de l’article

      Pareil, on était trois filles et ma mère n’aimait pas faire des nattes ! Donc coupe garçonne jusqu’au collège. J’ai fait du henné des années mais comme j’ai une base claire, ça vire roux bizarre assez vite si je n’entretiens pas régulièrement… au moins l’avantage d’avoir tout coupé, c’est que je repars de zéro. En tout cas, le henné rend vraiment très bien sur toi !

      Répondre

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