Ma table de travail (AE n°1)

Cette année, je participe à l’atelier d’écriture estival lancé comme tous les ans par François Bon. François Bon est un auteur contemporain issu de la classe ouvrière dont le travail réinterroge et déconstruit en permanence l’idée que l’on se fait de la littérature, des livres et de l’écriture. Je ne m’étendrai pas sur son travail car je crains d’être profondément maladroite. Je me contenterai simplement de lister ce qui me touche et m’interpelle le plus chez cet auteur :  l’originalité de sa démarche mémorielle, son érudition (forgée en autodidacte) et sa passion pour Rabelais (que je partage), son travail polymorphe et profondément moderne (vlog, traduction,…), sa volonté d’expérimenter et surtout d’aller à la rencontre de publics très divers (étudiants de grandes écoles, ouvriers, futurs profs…).  Je vous invite à découvrir le travail de ce grand monsieur sur son site.

Revenons à nos moutons. Le premier thème étant « la table de travail », voici ce que j’ai produit à cette occasion. 

Officiellement, un plateau de verre sur armature métallique et dessus un fatras de choses accidentelles. Un écran carré et une unité centrale, deux casques (un blanc, un noir), un appareil photo, une paire d’enceintes en mauvais état. Un album de Claude Ponti, un bracelet, un trousseau de clef, un carnet Ikéa, deux étuis à lunettes, l’un est vide.  Des crayons éparpillés, des papiers qui auraient dû être classés depuis longtemps dont quelques feuilles de soin, un post-it vert (quelques dates et les heures d’ouverture de la crèche). Une petite boîte à parfum qui contient des mèches d’encens népalais, une vieille trousse remplie de stylos qui ne fonctionnent plus, un porte-feuille, un rouleau de papier à dessin, une tablette tactile, trois boîtes. La première est une sorte de valisette à charnière avec une poignée en cuir. Elle contient des crayons, des bics, des gommes. Près de l’unité centrale, une boîte en bois type porte revue (talon de chéquier, agenda jamais utilisé, étuis à lunettes – encore, feuilles blanches, quelques notes en anglais sur une page de cahier, un jeu de carte divinatoire, un énorme anneau de papeterie). Une dernière boîte, pot à crayon rectangulaire à plusieurs casiers, noir, coutures apparentes façon sellier, très laid. Dans le plus haut, des enveloppes (krafts, blanches, pré-timbrées). Un document bancaire intitulé « Déblocage des fonds », une règle à calculer, un rapporteur. Les plus petits contiennent un tube de colle forte, des feutres fins, quatre paires de ciseaux de tailles variés des crayons à papier et un énorme pastel bleu.
Dans les faits, l’espace constitué par mes deux genoux réunis et un sac en coton épais. Dans le sac, l’indispensable minimum de fournitures qui me rassurent. Colis de secours, canot de sauvetage, permet de tenir mes positions quelque soit la conjoncture de la guérilla domestique et le programme de la journée. En cas de déplacement : portable, chéquier, portefeuille et trousseau de clefs. Toujours, deux bics quatre couleurs : l’un traditionnel (rouge, bleu, vert et noir), l’autre fantaisie (rose, parme, azur et vert pomme). Un feutre fin noir de marque Pilot et un critérium pour dessiner. Un carnet non ligné (format A5), un livre entamé, un marque page. Un ou deux ouvrages en cours et une pochette contenant le nécessaire pour crocheter (crochets de tailles variées, fil de coton ou laine – une ou deux pelotes -, quelques marqueurs, une grille ou un modèle imprimé en qualité brouillon). Une tablette tactile, un casque, un flacon de vernis à ongle. Sur la tablette (suppléée éventuellement par le téléphone), un logiciel de traitement de texte (OmmWriter), un minuteur réglé par défaut sur des périodes de 25 minutes, un carnet virtuel (Evernote) rarement utilisé, une application qui gère les listes de tâches, Pinterest, Instagram, un dictaphone, un appareil photo, Spotify, une application bancaire, Google Maps, Gmail, une lampe torche, Skype, Marmiton, Trip Advisor, un traducteur et une espèce de calendrier de grossesse.
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2 réflexions au sujet de « Ma table de travail (AE n°1) »

  1. Léonie

    Décidément, grâce à vous, j’apprends ( enfin, après, il faudrait que je passe à l’acte) plein de choses… ou, du moins, leur existence !
    Je vous souhaite un bon, beau et doux dimanche

    Répondre

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