L’arrêt.

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Me voici en détention à perpétuité chez chez moi. Délit : col qui fait n’importe quoi (un peu embarrassant à à peine 20 semaines de grossesse). Du coup, j’occupe mon temps entre mon fils et diverses activités censées m’obliger à rester tranquille (crochet, tricot, lecture, dessin). Tant de tranquillité, je culpabilise un peu… Et me questionne. Même scène, à un stade plus avancé pour Joseph : comment éviter de se laisser grignoter par le travail, comment se libérer du temps ? Pourquoi les vacances ou les interruptions dans ce cours professionnel si bien réglé provoquent-elles cette incroyable bouffée d’oxygène et de liberté ? Où est ce que ça coince ?

Plaisir du temps retrouvé avec Joseph. Ces derniers temps, il n’avait d’yeux que pour son père (qui restait à la maison, lui) me boudant ostensiblement pendant quelques semaines. J’ai ravalé ma déception et laissé couler ce qui se présentait comme une simple phase. Depuis mon arrêt (et l’absence prolongée de son père), la situation a changé et Joseph se montre plus câlin que jamais, ce qui me ravi. Ceci dit, n’avais-je pas un peu abandonné le terrain, par résignation, par paresse ? Je passe non seulement plus de temps avec Joseph mais aussi de meilleurs moments (jeux, lecture, bains, repas : autant de domaines que j’avais délégué à son père). J’étais si fatiguée…

Nous déménageons dans moins d’une semaine. J’essaie de ne pas trop penser, me laissant bercer par l’enthousiasme de Fabrice, la promesse de la nature, le Lot, Conques pas trop loin. Pour m’occuper, sortir un peu de la gangue « maman à la maison », deux projets : le yoga et les Moocs. Affaire à suivre…

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4 réflexions au sujet de « L’arrêt. »

  1. Eliness

    J’aime tellement cette nouvelle mise en page, c’est bien plus aéré et clair et laisse une belle place aux images, ça me donne envie d’explorer tes archives ! J’aime aussi beaucoup lire l’ouverture de tes questionnements, je n’ai pas de réponse particulière à y apporter mais ça me fait un peu vivre par procuration toutes les remises en question que tu peux vivre en tant que mère. Je suis admirative du courage que tu dois développer pour avancer, toujours, pour ton petit bout, parce que tu n’as pas le choix, peu importent tes interrogations. Je trouve cela absolument fantastique… Merci pour ton partage, et bon courage pour le déménagement à venir 🙂

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    1. Fileuse Auteur de l’article

      Merci beaucoup pour tes mots et ton retour sur la mise en page ! J’étais un peu hésitante, du coup le contenu est mis en avant, cest un peu étrange pour moi…
      C’est une période de grands changements, je réfléchis beaucoup car le risque de se casser la figure est réel : je sais que l’après naissance va être dur surtout dans une nouvelle région, loin de mes repères et de ma famille. Ecrire tout ça me permet de mettre à distance mes angoisses : planifier m’apaise.
      Je suis preneuse de tes bonnes ondes pour le déménagement, on va en avoir besoin !

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  2. rouliodeprintemps

    Bonjour madame, à l’heure qu’il est tu as peut être déjà déménagé…j’espère que tout s’est bien passé et que tu n’as pas été trop fatiguée, je sais que ça peut être stressant au possible! Pour la culpabilité, la vérité faut point t’en faire, la vie est trop courte pour se culpabiliser ou se flageller, prends tout le bon temps que tu peux, enivre toi de ton doux Joseph/homme des tavernes/nouvelle maiiiison/graine dans ton bidon et que la culpabilité-sa-race aille hanter les vénérables grottes de Papouasie Nouvelle Guinée!
    En te lisant je me suis dit que peut être que si tu te sens si bien lorsque tu appuies sur Pause dans ta vie professionnelle, c’est que le rythme est trop effréné, je sais pas…Peut être qu’un mi-temps ou un 80% bah ça te conviendrait mieux, après ta grossesse et ton congé maternité?
    (Au fait, je trouve tes projets de yoga et Mooc drôlement chouettes, les livres de Joseph aussi, ça a l’air tout doux, il doit adorer.) Gros bécots!

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    1. Fileuse Auteur de l’article

      Un grand grand merci (tardif) pour ce gentil commentaire. Je crois que tu as raison, j’envisage en effet de reprendre dans un an, voire deux et si possible à temps partiel. Le travail a les défaut de ses qualités : d’un côté, la richesse des propositions, le dynamisme… de l’autre c’est clair que c’est la course en permanence, c’est harassant, la vie de famille bye, bye, ect. Oh là oui, les livres, il faudra que j’en reparle, il adore.

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